Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /Déc /2009 01:11

UN PETIT REMEDE POUR LES EXCES DE TABLE DE FIN D’ANNEE

 

 

LA GERMANDREE PETIT CHENE.

( Teucrium Chamaedrys L. ) teucriumchamaedrys.jpg

 

 

 

 

Si vous avez bien fêté les réveillons de fin d'année comme il se doit et qui se suivent d'un peu trop près, il est parfois un peu difficile d'émerger, l’estomac et le foie sont mis à parfois à rude contribution et sont souvent un peu fatigués en cette fin de période et si vous avez bu un petit verre de trop, il existe un bon remède.

 

Prenez une ou deux infusions préparées avec de la germandrée petit chêne.

 

Faites une infusion avec 15-20 g de plante séchée par litre d'eau, vous verrez, c’est un remède souverain pour ce genre d’excès.

 

Le Teucrium Chamaedrys L. est une petite plante rudérale de la famille des labiées, elle est rampante, couchée-ascendante, semi-ligneuse de 10 à 20 cm. de haut, à fleurs rose-pourpres groupées par 3 à 6 du même côté de la tige à l'aisselle des feuilles.

 

Malheureusement, elle n'existe plus en Belgique, la multiplication des carrières sur les sites calcaires la complètement éradiquée.

 

 


 

On la trouve très communément un peu partout au sud de la France, dans les Causses, les Cévennes, le Larzac, en haute Provence, dans toutes les Alpes Maritimes, le Massif Central, les basses Pyrénées etc. mais toujours sur terrains calcaires et affleurement de roches et ce jusqu’a 1.500 m. d’altitude

 

Vous avez de fortes chances d’en trouver lors de vos promenades en vacances.

 

La récolte des plantes se fait de préférence de mai à septembre, toutes les parties de la plante sont bonnes, fleurs, racines etc., laisser sécher à l'ombre dans un endroit bien aéré et vous pouvez ainsi obtenir un bon thé pour les occasions.

 

G.S.

teucrium_chamaedrys-photo.jpg

Par vertil
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Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /Déc /2009 00:45
Les plantes bulbeuses sont un domaine très appréciable pour la production de la fleur coupée et des
potées fleuries, en effet, leur grande diversité permet d'obtenir des potées fleuries et des fleurs coupées toute
l'année en choisissant bien ses cultivars, l'éventail des plantes bulbeuses est très large et peut apporter une
grande variété de potées toute une saison.
Pour plusieurs d'entre-elles, il est possible d'élargir fortement la saison de production par des
traitements thermiques appropriés
Le terme "plante bulbeuse" est évidement une appellation erronée pour certaines d'entre-elles car elles
sont subdivisées en plusieurs types :

1) Bulbes proprement dits : Ce sont des organes végétatifs souterrains formés d'écailles insérées sur un
plateau qui en réalité est la tige comme par exemple pour les lis, scilles, tulipes, perce-neige,
jacinthes, narcisses, ornithogalum, muscaris, amaryllis.

2) Les cormus : Ce sont également des organes souterrains qui ont l'apparence d'un bulbe mais celui-ci
est plein et charnu et n'est donc pas formé d'écailles comme pour les vrais bulbes, ce sont les crocus,
montbretia, crocosmia etc.

3) Les rhizomes : Ce sont en réalité des tiges souterraines tubérisées portant des bourgeons et pouvant
dans beaucoup de cas, êtres découpés en tronçons et donner de nouvelles plantes à condition d'avoir
pris la précaution de préserver des bourgeons sur le tronçon, se sont les canna, muguet, agapanthe,
iris à rhizome ( car il y a des iris à bulbe, iris de Hollande, etc.).

4) Les tubercules : Ce sont des tiges souterraines renflées composées de réserves et qui peuvent aussi
prendre la forme d'un bulbe comme les bégonia tubéreux, les anémones, gloxinia (siningia) etc.

5) Les racines tubéreuses : Formées également de réserves mais n'ont pas de bourgeons en surface mais
uniquement au point d'attache comme les dahlias.

Les bulbes non traités donnent leur floraison aux dates normales, cela débute avec les perce-neige en
février, suivit par les crocus et iris nains danfordiae, réticulata, puis suivent les jacinthes, les narcisses et la
grande gamme des tulipes, cet éventail agrémente la saison hivernale et le printemps, plus tard viendrons les
lis, les alstroemeria, gloriosa, dahlias et autres bégonias tubéreux etc., tout ce petit monde égaiera nos
jardins et balcons tout l'été jusqu'à la fin de l'automne.

En dehors des périodes normales de floraison, on peut obtenir des plantes bulbeuses fleuries en les conditionnant c'est à dire, en les forçant, soit pour les avancer soit pour les retarder.
Ceci nécessite évidement une préparation qui se fait en deux phases, une première phase est un traitement par la chaleur, on prolonge la température estivale afin d'avancer la formation des ébauches florales, les bulbes ainsi préparés sont mis en attente et ensuite, on passe à la phase deux pendant laquelle on applique un programme de froid, celui-ci sera donné d'après la date de floraison souhaitée.

Le traitement par le froid sert principalement à allonger la hampe florale et au développement des
racines, le froid ne sert pas comme on peut le croire, à lever l'inhibition florale.
On a pu remarquer que des bulbes plantés trop tard dans l'année ( la plantation normale étant
préconisée entre le 15 septembre et le 15 octobre) donc, soit en janvier ou même fin décembre, donnent des
plantes dont les fleurs ne sortent pas du feuillage, la hampe florale resta très courte, ceci parce que la
période de froid qu'elles ont reçu a été trop courte avant de s'enraciner.
Le traitement par le froid varie suivant les espèces, par exemple pour :

1) Les tulipes, on préconise une température de 9°C,
2) les jacinthes et les lis, c'est un traitement à 13°C,
3) pour les narcisses, 9°C, ce traitement ne peut être inférieur à un mois.

Après cette période, les bulbes sont ramenés en local d'enracinement et plantés dans les contenants choisis et
mis à 16°C.

Les plantes peuvent êtres cultivées de différentes façons, par exemple en carafe pour les jacinthes, sur
cailloux pour les narcisses et crocus etc.

Pour les plantes cultivées sur substrat, on préconise pour celui-ci, un mélange de tourbe blonde, fibre de
cacao et sable ce qui donne un mélange parfait au niveau rétention d'eau et du pouvoir drainant.
La culture se fera donc à une température variant entre 15 et 18°C. suivant les espèces et un apport de
lumière artificielle est superflu, c'est le praticien qui devra "sentir" les températures à appliquer pour obtenir
une plante bien solide, non filée et aux dates souhaitées.
L'assortiment dont on dispose est très diversifié.


D'abord les bulbes à floraison printanière :


- Anémone coronaria et les anémones doubles sont cultivées en pots pour une floraison d'avril

à juin. Pour une floraison plus hâtive, on utilise des bulbes traités au froid à 2-3°C. qui

auparavant aurons été gonflés par trempage dans l'eau.


- Convallaria majalis -Le muguet : Pour fleurir fin avril(vente du 1er mai) les griffes seront

conservées à une température entre 0 et -5°C, elles seront forcées à partir de fin décembre.


- Crocus vernus : Les crocus forcés fleurirons déjà dès la fin décembre mais donnent une

floraison éphémère.


- Curcuma alismatifolia : Principalement cultivé pour la fleur coupée que l'on peut obtenir

d'avril à septembre sans interruption, très précieux car donne une floraison de longue durée.


- Le perce-neige : Forcé, il peut déjà être fleuri dès la mi-décembre mais il est peu demandé.


- La jacinthe : C'est sans aucun doute la plante bulbeuse la plus cultivée et la plus demandée,

aussi bien pour potées fleuries car très parfumée mais aussi pour la fleur coupée. Forcée et

suivant les cultivars, on peut obtenir des plantes fleuries à partir de novembre et ce jusqu'a

tard en janvier.


- Muscari arméniacum : cette bulbeuse est assez bien appréciée pour faire des compositions et

des potées fleuries en février.


- Iris réticulata et danfordiae ( iris à bulbes). Ils sont précieux pour leur floraison très hâtive et

leur nanisme (janvier-février) mais très éphémère.


- Narcisses : Il existe de très nombreux taxons, surement plus de 75, et ont un très grand

succès. Ils font l'objet d'une forte vente, le seul handicape est que la fleur tient très mal à

partir de 20 °C dans nos habitations.


- Ornithogalum dubium : Il est présent sur les marchés de janvier à juin, surtout en Hollande.


- Ranunculus asiaticus : Intéressant pour sa culture rapide qui ne prend que 100 jours à partir

des griffes.


- Les tulipes : En potées, elles ne sont intéressantes que pour les variétés naines et précoces

comme beaucoup de types botaniques.

 

Les bulbes à floraison estivale :


- Agapanthes : Il existe de nombreux cultivars, principalement cultivés pour la fleur coupée, la

culture en pot est seulement intéressante pour de gros sujets pour lesquels la vente est

prometteuse et prend de l'extension.


- Alstroemeria : Surtout cultivée pour la fleur coupée qui est très demandée. Pour la culture en

pot, la technique en est à ses débuts et commence à prendre de l'ampleur principalement pour

les formes naines ou traitées comme telles avec des réducteurs.


- Bégonia tuberhybrida : Il existe une très grande gamme de ces bégonias aussi bien en érecta

qu'en pendula, avec des fleurs simples ou doubles, frangées ou plissées etc. leur floraison est,

extraordinaire et continue, elle dure tout l'été en commençant au 1er mai et allant jusqu'aux

premières gelées. Les cultivars de la gamme « non stop et illumination » sont imbattables à

tout point de vue, ce sont des plantes très précieuses pour les balconnières et parterres situés

à l'ombre ou au nord.


- Canna : Plante très appréciée pour les grands parterres, grandes vasques et grosses potées,

souvent très hautes comme plantes, les sélections actuelles recherchent des cultivars de taille

basse qui devraient plafonné vers les 60 cm. de hauteur.


- Dahlias : Les dahlias sont de moins en moins demandés alors qu'il y a 50 ans c'était une

plante championne vu l'immense gamme de cultivars existants en forme et couleur des fleurs,

actuellement ,ce sont les dahlias nains qui ont la cote, ils sont très précieux en potées, pour

jardinières et pour parterres, la floraison dure tout l'été et on y trouve beaucoup de tons vifs.


- Gloriosa rothschildiana : Véritable merveille mais très contraignante car c'est une plante

volubile qui demande à être suivie au point de vue palissage mais qui en plus, demande une

T° de 20°C. minimum avec une forte humidité (80%).


- Amaryllis : Très apprécié en potée car la fleur est très spectaculaire.


- Les lis : De plus en plus rencontré chez les fleuristes soit en potée ou en fleur coupée, pour la

culture en pot, il faut s'en tenir aux variétés qui ne dépassent pas 50 cm. de haut. On peut

produire des potées toute 1"année à partir de bulbes traités à 62°C.


- L'ARUM –Zantedeschia : L'arum blanc ou Z. aethiopica, était le plus cultivé soit en potée ou

pour la fleur coupée mais tout doucement sont apparus des espèces à fleurs colorées (jaune,

rose, rouge ) et ces cultivars ont détrôné l'arum ethiopica blanc. Ces variétés sont plus

adaptées aux potées fleuries vu leur taille. La multiplication des cultivars de couleur se fait

par in vitro car ils sont très menacés par des virus et certaines bactéries (Erwinia carotovora,

le virus DMV. Dieffenbachia mosaïc virus et TSWV, tomato spotted wilt virus). Cette

propagation de virus est stoppée par la culture in vitro.

G.S.

 

Par vertil
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Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /Déc /2009 00:30

Le laurier-cerise,

917_1_Prunus-laurocerasus-Rotundifolia-Kirschlorbeer-Rotund.JPG

 

 

 

cet arbuste très connu aux utilisations multiples, soit dans les massifs ou pour former

des haies de tout type, depuis la haie basse( Otto Llyuken) jusqu'a la haie très forte pouvant atteindre

plusieurs mètres de hauteur, est de culture facile et est très peu exigeant mais il a comme tout un chacun, ses

ennemis.

 

L'origine de son nom(Prunus laurocérasus), vient du fait qu'il ressemble beaucoup au laurier sauce et

pourtant ils sont bien éloignés l'un de l'autre au point de vue botanique, en effet, le laurier-cerise appartient à

la famille des rosacées alors que le laurier sauce est une lauracée. Le laurier-cerise est originaire d'Asie

Mineure et c'est très bien acclimaté chez nous.

Très précieux pour la formation des haies car il supporte parfaitement la taille qui, si nécessaire, peut

être appliquée deux fois sur une année sans dommage.

Attention tout de même, il faut éviter de planter des haies de laurier-cerise à proximité de pâtures ou

autres parcelles où des animaux peuvent séjourner car les feuilles contiennent des hétérosides cyanogènes

donnant le fameux acide cyanhydrique très dangereux pour les ruminants, par exemple, une vache de 1000

kg qui ingurgite 100 grammes de feuilles peut mourir en quelques heures et c'est vrai pour beaucoup de

ruminants.

Les fruits, petites drupes noires, contiennent beaucoup plus de cyanure que les feuilles et en général,

ils sont dédaignés par la plupart des animaux.

Ces dangers sont évidement vrais aussi pour l'homme. Ne jamais mettre un brin de laurier quel qu'il

soit en bouche pour le mordiller comme il est parfois fait avec un brin d'herbe, cela risquerait d’être mortel.

Le pire de tous, est le laurier rose, (oléander), très chargé en cyanure.

S'il est laissé libre, le laurier-cerise peut atteindre jusqu'à 6-7m, de hauteur pour la variété

Rotundifolia.


Il existe beaucoup de cultivars qui diffèrent par leur port, leur feuillage, leur hauteur, leur

floraison, c'est pourquoi ils sont tellement utilisé dans l’aménagement des parcs et jardins : la variété Otto

leyken pour les haies basses, rotundifolia, caucasica, reynvaanii, skipkaensis etc. pour des haies plus hautes,

Zabellina à port horizontal par ex. comme couvre-talus etc. , mais ne vous y trompez pas, je vous le répète,

ils contiennent tous du cyanure dans les feuilles et les fruits.

Les lauriers supportent très bien l'ombrage moyen aussi bien que la pleine lumière suivant les

cultivars, ils résistent différemment à la gelée, ceci pouvant varié de -12°C. à - 20°C. le plus sensible semble

être le plus commun,(rotundifolia ), mais si cela doit arriver, en général, seule la partie aérienne gèle et est

détruite mais la souche résiste et reperce au cours de l'année.

Les lauriers sont gourmands en nourriture et en eau, en situation de sol sec et pauvre, il pourrait tout

simplement périr.

Par contre, un excès d'eau prolongé peut également le tuer.

Il affecte un sol à pH neutre à légèrement acide, en sol calcaire, une forte chlorose apparaîtra.

Un été trop sec peut être fatal au laurier-cerise, les feuilles s'enroulent en cuillère et flétrissent puis le

dessèchement de la plante est irréversible, une terre trop lourde et gorgée d'eau peut donner le même

résultat.

Le salage lors des déneigements affecte fortement le feuillage et amène une forte nécrose marginale.

Un traitement avec un fongicide au cuivre un peu trop condensé peu provoquer une forte criblure du

feuillage, qui pourrait être confondue avec une attaque par un insecte rongeur.


Les ennemis :

Le plus important est l’oïdium perforant (Sphaerotheca pannosa), ce champignon se développe sur les

feuilles jeunes au printemps et couvre progressivement celles-ci d'un feutrage blanc, les feuilles ensuite se

déforment et se nécrosent ce qui entraine des découpes et perforations des limbes comme si les plantes

avaient été attaquées par un défoliateur. Les feuilles adultes elles, ne sont pas attaquées par le champignon

ce qui veut dire que par exemple, si les lauriers ont été plantés pour former une haie, le mal sera en partie

réparé lors de la taille qui va éliminer une grande partie des jeunes feuilles.

D'autres champignons parasites sont également responsables de criblures, le Cercospora circumscissa,

le Coryneum beijernickii, l'attaque commence par de petites taches rondes rougeâtres ou violacées, un peu

comme une rouille, elles apparaissent sur les limbes foliaires, les taches se nécroses au centre, se détachent

et chutent en laissant un orifice circulaire bien net.


En culture hors sol, une criblure bactérienne redoutable peut apparaître, c'est le pseudomonas syringaé,

elle survient en conditions humides, les bactéries perforent et déforment les jeunes feuilles, des nécroses

noires se forment également sur les jeunes tiges, curieusement, cette bactériose disparait lorsque les plantes

sont transférées en pleine terre !


Quelques insectes s'aventurent parfois sur les laurier-cerise qui sont plantés en situation très chaude, il

s'agit du Thryps des serres( Heliothryps haemorrhoidalis ) ainsi que l'Otiorhynque de la vigne (Otiorhynchus

sulcatus), qui provoquent des dégâts inquiétants mais peu dommageables pour les plantes. Seulement, les

larves de l'Otiorhynque peuvent ronger les racines de la plante et entrainer son dépérissement.


En situation d'excès d'eau, le pourridié à armillaire (Armillaria mellea) peut s'installer sur les racines

des lauriers, les plantes affectées se dessèchent soudainement et entièrement, il ne reparaîtra jamais de rejets

à la base des plantes ainsi attaquées.

Le pourridié se présente comme suit : sous l'écorce au collet des racines, l'écorce n'adhère plus au bois

et on peut observer un mycélium blanc sous l'écorce et si une telle attaque survient dans une haie, le

mycélium va probablement se transmettre de plantes en plantes par les racines ce qui est très grave car c'est

une maladie incurable et dans le cas d'une attaque par le pourridié, il ne reste qu'une solution, l'arrachage des

plantes et les brûler, de plus, il ne faudra plus replanter de laurier au même endroit, ce serait

voué à l'échec.

Lorsqu'un laurier dépérit, il est aussi possible de voir s'y

installer des scolytes, ceux-ci forent un grand réseau de petites

galeries dans les branches en train de mourir, sur l'écorce, on peut

voir de petits trous parfaitement ronds de 1mm de diamètre et

souvent, des exsudats gommeux de couleur ambrée coulent à la

surface de l'écorce et accompagnent le dépérissement des pieds.

G.S.

Par vertil - Publié dans : Conseils pour les professionnels, par des pro
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Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /Déc /2009 00:21

Ce fléau qui s'attaque principalement aux cultures de chrysanthèmes a déjà fait des ravages très

importants dans ce type de culture en 2007 avec une contamination très virulente dans les exploitations

atteintes.

2008 a vu réapparaître cette calamité avec parfois encore plus de violence et a nécessité dans bien des

cas l'élimination complète des cultures atteintes, il faut donc être très vigilent et surveiller ses cultures avec

beaucoup d'attention, le mieux d'ailleurs pour éviter un tel ennemis est de traiter préventivement ses cultures

contre cette menace.

Il s'agit de PUCCINIA HORIANA, une maladie cryptogamique très imprévisible et qui dépend bien

souvent d'un climat bien particulier comme celui que nous subissons depuis 2-3 ans, c'est à dire, trop

couvert, donc peu de luminositpuccinia-horiana.jpgé, forte humidité atmosphérique et température de l'air étouffant (ces

conditions étant très propices au développement de cette rouille).

Comment la détecter ?

Des taches vert pâle à jaunâtre apparaissent à la face supérieure des jeunes feuilles alors qu'a la face

inférieure on découvre des pustules cireuses jaune clair ou rosâtres.

Peu à peu, les taches de la face supérieure défoncent l'épiderme et les pustules du dessous des feuilles

grossissent, deviennent proéminentes et de couleur blanche.

On ne peut se tromper de diagnostic car les critères d'identification sont très particuliers comme la

couleur et la grande prolifération des taches. A maturité, les taches prennent une couleur ocre clair et

deviennent pulvérulentes puis se nécrosent, les feuilles attaquées (souvent toute la plante d'ailleurs),

flétrissent et se dessèchent complètement.

Si vous êtes victime de ce fléau, il faut absolument éliminer les plantes, les brûler, ne garder aucune

souche et si possible pratiquer l'assolement pour les années suivantes afin d'éviter la récidive.

Moyens de lutte :

Avant tout, choisir les variétés les plus résistantes à cette maladie, choix difficile car des cultivars

ayants été défini comme résistants se sont vu contaminés l'année suivante des tests réalisés, ce n'est donc pas

une assurance infaillible au départ et il n'y a actuellement pas encore de variétés vraiment définies comme

totalement résistantes, les moins sensibles parmi des variétés testées sont : « Floréol » ( or, orange),

« Tardo » (bordeaux, violet, rose vif et cuivre), « Fiocco' Urzt » (jaune, jaune fonçé, blanc, orange clair),

« Grosso » (orange vif) « Wagner » (rose) « Piercé' 'Satre » (jaune fonçé), « Chopin » (violet), « Sergé »

(orange), mais il reste encore des vérifications à faire et d'autres cultivars seront testés dans les prochaines

années pour compléter les infos et les listes.

La rouille blanche est une maladie soumise à la législation européenne mais seulement pour les piedsmères

et les jeunes plants, elle ne concerne donc pas encore les cultures proprement dites.

Des plantes saines peuvent soudainement attraper la maladie, principalement au moment de

l'obscurcissement, pendant les cultures à partir de fin août et durant tout l'automne ainsi qu'a l'approche de la

floraison tant que les plantes sont à l'extérieur. Le temps humide et frais ou un feuillage humide à partir de

16-17° C sont très propices à la propagation de la rouille blanche.

Il faut cultiver large et donner les arrosages le matin afin que les plantes soient séchées le soir car la

maladie se propage beaucoup plus vite dans l'obscurité.

Si vous devinez un risque, si petit soit-il, traitez vos cultures de chrysanthèmes préventivement une

fois par semaine avec un fongicide foliaire à base de krésoxim-méthyl ou mancozebe.


Si vous détectez l'un ou l'autre symptôme de la rouille blanche, il faut passer à un fongicide foliaire

curatif à base de bitertanol, myclobutanil ou triazoles qui agissent contre la germination des spores. Alternez

les familles chimiques comme triazoles, strobilurines, dithiocarbamates, pour éviter toute accoutumance ou

résistance.

Pour des cultures en container par exemple, celles réalisées sur sol sec, bétonné ou bitumé semblent

moins touchées par la maladie.

Il est très salutaire de traiter préventivement les jeunes plantes dès leur réception car la maladie peut

provenir des cultures des pieds-mères chez les multiplicateurs.

Une précaution à ne pas négliger est de se limiter à un fournisseur de jeunes plants auquel vous avez

entièrement confiance au niveau sanitaire et dont la réputation est reconnue.

N'oublions pas les autres ennemis du chrysanthème qui par leurs piqûres ou morsures, ouvrent les

portes aux spores de la rouille blanche.


Par exemple :

- les pucerons qui sans en avoir l'air, sont les plus compliqués à combattre, il faut bien les

connaître et utiliser des produits peu persistants pour éviter les résistances et alterner les

matières actives( Bifenthrine, Cyperméthrine, Pyrmétrozine, Propiconazole, Dicofol),

attention, les pyréthrinoïdes de synthèse perdent leur efficacité à partir de 25° C.


- Parfois aussi des acariens mais plus rares en culture du chrysanthème, dans ce cas, traiter

avec des produits à base de Bifenazate, acaricide de contact..

L'importance économique de la culture du chrysanthème, le degré de risque dû à la rouille blanche et

la sévérité des attaques révélées ces deux dernières années dans certaines cultures devraient mobiliser les

efforts et la concertation de toute la filière chrysanthème.


Des stations d'expérimentation font des recherches sur des bio-stimulants capables de stimuler les

défenses naturelles des plantes de chrysanthème contre la rouille blanche, les résultats sont prometteurs mais

ne sont pas encore homologués, cela conduira peut-être à une nouvelle solution pour les années à venir.

Si la culture a été réalisée sous abris, serre, tunnel, etc., il est impératif de désinfecter le ou les locaux

après un nettoyage sévère au nettoyeur à pression, ne pas omettre d'éliminer toutes les plantes invendues

triées et écartées à la vente ainsi que tout déchet de culture.

Désinfection avec des produits encore homologués ce qui devient rare, produits à base d'ammonium

quaternaire à persistance faible, le glutaraldéhyde et l'acide benzoïque ( pour celui-ci, attention aux supports

corrodables).


La plupart des désinfectants tuent les pathogènes, ils sont

fongicides et bactéricides, parfois même algicides, à noter, ce

qui est dommage, la classique eau de Javel est interdite en

usage agricole ainsi que le formol.

Si vous multipliez vos chrysanthèmes vous-même, ne pas

oublier de désinfecter les couteaux et scalpels à l'alcool 70°

pendant minimum 20'' , curieusement, l'alcool supérieur à 70°

ne tue plus les bactéries ?.

Par vertil - Publié dans : Conseils pour les professionnels, par des pro
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Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /Déc /2009 00:14
UN INSECTE DEFOLIATEUR TRÈS INQUIÉTANT.

Depuis quelques années on peut remarquer sur un grand éventail d'essences chez les feuillus au printemps que dès que les jeunes feuilles apparaisse elles sont immédiatement rongées et éliminées, ces dommages se constatent non seulement dans les bocages et haies, mais aussi dans les massifs d'arbustes d'ornement et dans les vergers sur les arbres fruitiers.
 Les jeunes feuilles sont dévorées dès leur apparition, seules persistent les nervures principales, parfois, les jeunes feuilles ont leur épiderme supérieur décapé, ce qui a pour effet de les voir se dessécher rapidement, les attaquent peuvent êtres fulgurantes et atteindre de très grands ilots de végétation.
Le phénomène se repère d'abord par la présence d'un grand nombre de grosses bourses soyeuses très denses, aux extrémités des branches, et avant de se rendre compte de l'attaque, il ne reste souvent que « quelques » feuilles mortes accrochées de ci de là.
Ces bourses sont en réalité de gros nids de chenilles voraces, il s'agit des chenilles du BOMBYX CULBRUN (EUPROCTIS CHRYSORRBOEA), à ne pas confondre avec les chenilles du BOMBYX DISPARATE ( LYMANTRIA DISPAR), qui attaque aussi les arbres au printemps, mais les chenilles de ce papillon sont plus grandes avec des verrues colorées en bleu sur le 1er segment et en rouge sur les suivants alors que les chenilles du BOMBYX CUL-BRUN elles, ont deux verrues rouge vif et deux lignes de taches blanches de part et d'autre du dos. Le papillon responsable de ces pontes est nocturne et vole en juillet-août, il pond ses oeufs sur les rameaux, les jeunes chenilles naissent début septembre, après 2,3 semaines, elles forment un nid en commun en fibres soyeuses aux extrémités des rameaux, elles hivernent ainsi. Au printemps, les chenilles s'éveillent, s'agglutinent à la surface des nids pour se réchauffer et forment de gros agglomérats, dès qu'elles sont remises en forme, elles commence leurs ravages. Moyens de lutte: Il apparait que des solutions biologiques à base de BACILLUS THURINGIENSIS sont efficaces sur les 2 premiers stades des chenilles. Si on découvre le fléau un peu tard, il sera préférable de passer de suite à un insecticide de contact pour gagner du temps car les dégâts perpétrés sont très rapides vu le grand nombre de chenilles par nids. Il faut impérativement utiliser un insecticide de contact.bombyx_culbrun_chenilles.jpg
Par vertil - Publié dans : Conseils pour les professionnels, par des pro
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